La vague de dénonciations de violences à caractère sexuel et d’abus psychologiques continue d’être présente partout au Québec.

Hier, c’était au tour de Bianca Longpré de Mère ordinaire de raconter son histoire. Sans toutefois nommer le nom de son agresseur, elle mentionne qu’il s’agit d’un comédien connu. Voici le texte qu’elle a partagé dans sa story Instagram:

« Et je vais vous dire un truc. Y’a quelques années, un homme connu, un comédien, saoul, m’a sauté dessus en plein bar pour essayer de me frencher et me toucher les seins. J’ai dû le repousser de toutes mes forces. Mes amies étaient là et l’ont tassé. Par chance.

Devant tout le monde. Seule il m’aurait agressé davantage, j’en suis certaine. Vous savez quoi, j’ai rien dit et j’ai appris par la suite qu’il a fait la même chose à d’autres filles, des filles qui ont même dû quitter leur travail tellement c’était insupportable. J’aurais dû le dire publiquement pour que les autres filles le sachent. 

Moi c’était sans grandes conséquences. La police ne peut rien pour ça. Le soir j’ai juste pensé si j’avais été ailleurs ça aurait pu que je me fasse violer. Mais y’a des filles qui ont eu de plus grandes conséquences. 

Mon chum le sait, mes amies étaient présentes, mais j’ai pas encore dit publiquement c’était qui. Aujourd’hui, je le nomme pas parce que j’ai pas envie de dealer avec tous les commentaires comme ceux que reçoivent celles qui dénoncent.

« T’aurais dû le dire avant »

« T’aurais dû appeler la police. »

« Crisse que tu veux de l’attention. »

Faque OUI je soutiens celles qui ont le guts de le faire. En dénonçant ça aide à éviter d’autres comportements du genre, d’autres victimes.

Faut être capable de le faire et être capable de vivre avec les « conséquences » qui se retournent souvent contre celles qui dénoncent. Voilà. »

 

 

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Photo: Bianca Longpré